Culture

Connaissez-vous réellement Notre Dame de Paris ?

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Notre-Dame, un monument historique qui a su traverser les époques 

Avec ses quelque 14 millions de visiteurs annuels, la cathédrale de Notre-Dame de Paris est le bâtiment le plus courtisé de la capitale. L’édifice doit sa renommée au roman « Quasimodo » de Victor Hugo. L’ouvrage édité en 1831 a, depuis, inspiré cinéastes et auteurs de comédies musicales avec le succès que nous connaissons. Mais que savons-nous exactement sur Notre-Dame de Paris ? 

De quand date la construction de Notre-Dame de Paris ? 

La construction de Notre-Dame de Paris débute en 1163 sur la décision de Maurice de Sully, évêque de Louis VII. Plus de 180 ans sont nécessaires à son achèvement, en 1345. Son emplacement ? L’île de la Cité dans le IVe arrondissement, le parvis de cette cathédrale de style gothique est désormais baptisé Place Jean-Paul II. Les pierres qui la constituent proviennent en partie des ruines d’anciens édifices religieux d’époque mérovingienne, carolingienne et romane, dont une statue de la Vierge à l’enfant datée du XIIe siècle et trônant à droite de la façade de Notre-Dame. Pourquoi nomme-t-on sa monumentale charpente « la forêt » ? Parce-ce qu’elle fut taillée dans 1 300 chênes, l’équivalent des 14 hectares de l’actuel Parc de Bercy. Une vieille dame de près de 675 ans dont le rapport mathématique de ses « divines proportions » est proche du « nombre d’or » aux décimales infinies, 1,618033988…, concernant sa façade, notamment. Et, à en croire l’axe du soleil levant, le chœur de Notre-Dame de Paris s’incline sensiblement vers la gauche, sa conception ayant fait l’objet d’une tradition ancestrale considérant l’abaissement de la tête du Christ en croix.

Quel est l’autre rôle du coq-girouette sur la flèche centrale ?

Enveloppée de multiples secrets, Notre-Dame abrite, à elle seule, la plupart des mystères de Paris. C’est le cas de la girouette surplombant sa flèche centrale à 93 mètres de haut. Un coq de fer forgé renfermerait des reliques historiques telles que celles de sainte Geneviève et de saint Denis, respectivement patronne et premier évêque de la ville de Paris, mais aussi une partie de la couronne d’épines du Christ. 
Sur sa façade principale, une série de 28 statues représente les rois du royaume de Juda, lesquelles perdirent leur tête en 1793, lors des révoltes de la Révolution pensant qu’il s’agissait des rois de France. Au XIXe siècle, alors que la restauration de Notre-Dame est confiée, par le gouvernement du roi Louis-Philippe, à l’architecte Viollet-le-Duc, celui-ci prend la décision de donner son visage à l’une d’entre elles, la huitième depuis la gauche, tandis qu’il fit donner son effigie à l’Apôtre de bronze saint Thomas tourné face à la flèche qu’il a fait ériger.

Comment Notre-Dame a-t-elle vécu la révolution ? 

Notre-Dame n’a pas toujours connu la sérénité qui l’habite aujourd’hui, lieu de prière et de recueillement. Les révolutionnaires se sont adonné à des actes de destruction, vitraux brisés, pavement arraché et toutes les statues brisées dont on a retrouvé, en 1977, 21 des 28 têtes, désormais exposées au musée national du Moyen Âge. Puis, ce fut le Culte de la Raison instauré en 1793. Des fêtes de la Liberté transformaient le Maître-Autel de ce qui était devenu un temple athée, en autel dédié à la déesse Raison, reléguant le culte catholique à l’interdiction totale. Avec pour devise « liberté égalité », ce nouveau culte tendait à la déchristianisation, à remettre en cause la légitimité du clergé, à prôner l’abolition de la monarchie. On chante, on danse, tandis qu’une femme représente la déesse de la Liberté, c’est la révolution cultuelle de l’An II. 
Après avoir été rebaptisée Notre-Dame-de-la-Raison, la cathédrale de Paris abrite des tonneaux de vin par centaines appartenant à l’armée révolutionnaire des provinces du Nord active entre 1791 et 1797. Jusqu’à ce qu’en 1831, des anti-légitimistes pillent l’archevêché, la sacristie et la totalité de son trésor lequel comptait parmi les plus importants du pays. On doit la reconstitution de la sacristie et du trésor à l’architecte Viollet-le-Duc, dans un style néo-gothique apporté à l’architecture et à l’orfèvrerie. 

En 2013, on célébrait le 850e anniversaire de la pose de la première pierre de Notre-Dame de Paris, l’occasion de découvrir les pièces historiques qui retracent le vécu et la richesse de Notre-Dame. Ce musée est ouvert au public depuis février 2012.

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